Une atmosphère sereine, une région authentique, un paysage d’oliviers et de vallées, une belle place de village avec ses chênes centenaires, un site archéologique encore vierge, deux villages d’irréductibles libanais, de la musique, une affirmation de notre culture plurielle…
Voilà ce que Sourat, Kfar-Chleimane, et un groupe d’amis qui en sont amoureux ont eu envie de partager avec vous. Ils se sont unis pour ce faire et sont vraiment très heureux de pouvoir vous accueillir.

Les Amis de SOURAT

Cet éditorial de la brochure du premier événement des Amis de Sourat serait le meilleur résumé  si l’on nous demandait de raconter en quelques mots Sourat et les Amis de Sourat.  Plus en détails, Sourat et Kfar Chleimane sont deux charmants petits villages voisins de la montagne libanaise qui ont gardé leur cachet, leur atmosphère sereine et leur authenticité .Situés au cœur d’une région encore préservée ils offrent un paysage pastoral formé par des champs d’oliviers adossés aux terrasses de pierres calcaires blanches, pris dans une succession de vallées en encorbellement, ouvrant un horizon s’étendant depuis la côte jusqu’aux crêtes des Cèdres.

Sourat possède, outre son cadre attrayant, une très jolie place dans laquelle trônent des chênes centenaires. Ces villages comportent, encore intactes, les traces d’un mode de vie ancien, typique de ces montagnes, autour de véritables joyaux d’architecture religieuse et paysanne. Kfar Chleimane offre elle, en plus de son site unique, un site historique encore inexploré ainsi qu’une chapelle comportant des fresques du XIII eme Siècle.

Un groupe d’amis, tous amateurs idéalistes et bénévoles, réunis autour de leur amour pour la nature, la culture, la musique, le patrimoine ainsi pour un certain Liban menacé de disparition a succombé au charme de cette région. Il a de même constaté par ailleurs la désertion et le manque de sensibilité de la jeunesse des villages envers les richesses de leur patrimoine et de leur région. Il a choisi, en créant cet évènement, d’une part de partager ses émotions avec son entourage et d’amorcer, d’autre part, une revitalisation de l’intérêt de ces jeunes afin d’éviter la disparition de cet ensemble homogène de cultures et de rites liés au patrimoine rural.

Les Amis de Sourat sont également très attachés à cette ouverture privilégiée et à cette identité multiculturelle qui font la spécificité et la fierté de leur Liban. Ils se sont donnés pour mission de travailler à leur pérennisation et à leur promotion.

C’est pourquoi donc, après y avoir longtemps rêvé, ils ont imaginé et réalisé Sourat 2002, succession d’un bain de nature et de patrimoine puis de musiques clôturée par un dîner chantant et dansant sous les chênes du village. Cet évènement avait été un pari  des organisateurs, forts de leur amitié et de leurs ambitions envers leur patrimoine authentique, leur culture plurielle et la région de Sourat. Le succès de leur initiative et la chaleur de l’atmosphère qui y a régné leur ont prouvé qu’ils avaient raison…

Les buts recherchés ne trouvant leur réalisation que dans la durée, les Amis de Sourat ont alors décidé  de continuer et de ne pas changer un iota à l’esprit qui a animé le groupe organisateur et la soirée, c’est à dire la qualité dans la simplicité.  Sourat et ses Amis avaient désormais la vocation de devenir un village pilote, symbole des villages qui voudraient aller de l’avant de façon saine et constructive, sans gâter leur cadre naturel et sans effacer leur mémoire, bien au contraire… Les bénéfices à long terme résident dans le développement d’un tourisme écologique et culturel profitant au village et à la région.

Pour résumer donc les choses, l’année 2002 avait vu la naissance de l’événement ; 2003 avait célébré une double union. D’abord un mariage de plus franco-libanais puisqu’un orchestre français composé de 20 jeunes musiciens a été accueilli a Sourat, a joué sous les chênes centenaires et a fait connaissance avec le pays pendant une semaine. Ensuite un mariage des musiques puisque, après avoir interprété la partie classique du concert, cet orchestre a joué des airs libanais spécialement orchestrés pour lui et pour la circonstance par Ghadi Rahbani.

En 2004, pour confirmer cette orientation et si besoin en est les liens très privilégiés qui nous lient à la France, c’est un trio français qui a été invité. Après la partie classique, ils ont interprété, de concert avec des musiciens libanais, une musique composée spécialement par Charbel Rouhana pour Sourat. Cette musique, véritable dialogue entre la musique classique et la musique libanaise, nous a mené plus loin que prévu initialement. Elle a tellement séduit les Amis de Sourat qu’ils ont trouvé dommage de la garder pour eux et de ne pas lui donner – ainsi qu’à son auteur- la diffusion qu’elle mérite. Elle a  donc été enregistrée sur CD sous le titre de « Sourat … Trait d’union », elle a été lancée au cours de la soirée et elle a traversé les frontières  puisqu’elle a été  jouée en France à 2 reprises déjà et ailleurs dans le monde .

Nous voulons continuer à aller encore plus loin dans la voie que nous nous sommes tracée  en améliorant toujours la qualité de notre prestation et resserrant encore plus les liens qui nous unissent au monde. Nous projetons de favoriser les jeunes talents et la rencontre entre les musiciens, surtout les jeunes. Cela leur fournirait  l’occasion de faire connaissance, de mettre en commun leurs richesses. Cela offrirait aussi aux musiciens étrangers un séjour dans un pays que tous devraient connaître puisque pays ouvert à toutes les cultures du monde.

Les Amis de Sourat se sont de même impliqués avec plusieurs ONG dans des projets de préservation des richesses naturelles écologiques, architecturales, patrimoniales et archéologiques de la région dont un projet de reboisement et un projet de parc régional  naturel.

Nous espérons qu’a partir de ce jour, vous faites vous aussi désormais partie des Amis de Sourat.